Le
Bélé
Le bèlè (francisé en bel air) est un genre composé de
plusieurs musiques : les bèlè de travail (fouyé tè,
rédi bwa, teraj kay, coupé kann, mazonn, gran son), les
bèlé de divertissement (bèlè, gran bèlè,
bélia, danmyé, ladja), les bèlè pour veillées
mortuaires (bénézuel, kanigwé, karésé yo,
ting bang) et les danses la line klè (mabélo, woulé,
mango).
Le tambour bèlè est originaire du Dahomay (actuellement
Bénin).
Son appellation primitive était djouba, nom conservé en
Haïti notamment.
La
biguine
En apportant le chant et les rythmes du bèlè à la
polka, les musiciens noirs de la Martinique en firent un genre nouveau
que l'on classa dans les biguines. (biguines de salon, biguines de
bal et biguines de rue).
Faute de reconnaissance et de droits, les (excellents) musiciens noirs
antillais ne pouvaient développer leur passion aux Antilles.
Aussi c'est à Paris que STELLIO (de son vrai nom FRUCTUEUX Alexandre),
Ernest LEARDEE, Félix VALVERT, Eugène DELOUCHE, Sam CASTANDET,
Roger FANFANT font éclater la biguine et en font la danse représentative
des colonies françaises en 1931, lors de l'exposition coloniale.
La Biguine connaîtra ses heures de gloire jusqu'en 1970, peridode
de bouleversements des médias et de l'invasion des musiques
commerciales.
Le
calypso
Le mot "calypso" viendrait du créole français "carousseaux" qui
veut dire "la fête" (vieux français).
Le Calypso vient de Trinidad. Il est l'expression rythmée et
chantée par laquelle les Calypsonians commentent sous forme épique
ou comique les différents d'un fait divers ou d'une banale histoire
d'adultère... Le calypsonian est, comme le griot africain, un
colporteur d'évènements.
Le
Chouval Bwa
La
musique des manèges
traditionnels martiniquais
du temps où les hommes
poussaient eux-mêmes
les chevaux de bois. L'orchestre était
installé au milieu du
cercle du manège.
Cette musique rythmée du chouval bwa a été amélioré par
Dédé Saint-Prix lui même. Il créa ce rythme "le
Chouval bwa".
Gwo
Ka
Le
gwo ka, c'est à la fois
le genre de musique, le chant
et la danse.
Gwo ka serait la forme francisée de goka, nom troqué du
tambour venant d'Afrique, le tambour n'goka.
D'autres disent que le mot gwo ka viendrait des quarts de salaison
utilisés au départ pour faire le tambour. En créole
les Ka. C'est avec ces Ka que les esclaves jouaient à l'époque.
Il y a deux types de tambours ka : les boula, tambour basse sur lesquels
sont frappés les rythmes de base et dont le nom viendrait du
mot m'bula, nom générique de certains tambours bantous
(ça a aussi donné bamboula, danse des esclaves haïtiens)
; les maké, au son plus aigu pour l'improvisation.
Le
gwoka a sept rythmes : le lewoz,
le toumblak, le kaladja, le
graj, le woulè, le menndé et
le pagyanbel.
Et puis il ne faut pas oublier le boulagel. Dans certaines plantations,
les tambours avaient été interdit et les esclaves l'avaient
remplacés par leur voix.
Le Gwo ka se découpe en plusieurs formes : les danses de divertissement
(n'goka, tumblak, tumblak chiré, léwoz ou léro,
mendé ou mindé, woulé, granjanble, kaladja, grojé,
mayolé) et les danses de lutte (sové-vaillant, chatoux,
koévalin).
Le
Kompa
Selon
Ralph Boncy auteur de la Chanson
d'Haïti, la naissance
du compas (konpa) se situerait
dans les années 50.
A cette époque, la danse
nationale en Haïti est "LA" Méringué,
qu'il ne faut pas confondre
avec "LE" Méringué de
Saint-Domingue. On prétend
que des rythmes mozanbicains
brassés avec des musiques
européennes, ont donné des
formes musicales comme le "Karabinier" ou
la "Kalinda" à partir
desquels La Méringué est
née. La Méringué haïtienne
et le Meringue de Saint-Domingue
sous l'impulsion de certains
musiciens et notamment du grand
Nemours Jean-Batiste allaient évoluer
vers un nouveau rythme : le
compas. Némours Jean-Baptiste
utilisant le fond rythmique
de la Meringue et celui du "Conjunto
tipico" tout en les ralentissant
obtint ce compas que l'on connait
aujourd'hui.
Le
Zouk
Ce
rythme a été inventé par
le Groupe Kassav'.
Le groupe est fondé en 1979 de la rencontre entre Pierre-Edouard
Decimus et Jacob Desvarieux, soucieux de donner aux Antilles une musique
emblématique et représentative. Le succès vient
rapidement, d'abord sur leur île puis sur la métropole
avant de toucher et de séduire les oreilles du monde entier.
La recette de ce mélange détonnant et nouveau ?
Un savant mélange de funk, de biguine, de rythmique gwo-ka et
de calypso trinidadien.
Jocelyne Beroard, ambassadrice de charme et voix féminine du
groupe fait son apparition dès le deuxième album en 1980
en tant que choriste. Le groupe, après de nombreux changements
de musiciens et de chanteurs, est désormais composé de
5 membres. Aux côtés de Jocelyne et de Jacob, on retrouve
Patrick Saint Eloi, Jean-Philippe Marthély et Jean-Claude Naimro
aux claviers. La formation est quasiment inchangée depuis 1984,
mais se permet de nombreuses aventures en solo, chacun ayant déjà sortit
au moins un album en son nom.
Et ça
c'est le zouk !!!
Le
Merengué
Dans
sa forme traditionnelle, le
Merengue était joué avec
un accordéon, un saxophone,
une boîte à rythme
avec de petites clés
métalliques, un guayano
(sorte de rape metallique provenant
du ustensile de cuisine) et
un tambour à 2 faces
frappé d'un côté avec
la main et de l'autre avec
une baguette. C'est une musique
rurale qui a des affinités
proches du Méringue
Haïtien -mais ce dernier,
chanté en créole,
tente d'avoir un rythme plus
lent, plus nostalgique, et
est basé plus sur la
guitare que sur l'accordéon.-
.
En République Dominicaine, le Merengue a explosé pendant
le règne du Dictateur Rajael TRUJILLO, qui pris le pouvoir dans
les années 30 jusqu'à son assassinat en 1961. TRUJILLO était
d'origine paysane et il a promu cette musique au rang de symbole de
l'expression nationale et de la culture de la classe populaire. Il
limita son rôle traditionnel à celui d'une musique revendicative,
mais instaura un forum pour les musiciens dans les salons de danse.
De grand orchestres de Merengue se développèrent, avec
des pianos et des cuivres pour contenter leurs nouveaux auditeurs de
la Ville.
Le plus souvent, maintenant, le Méringue se comprend comme un
big-band, une musique de danse qui utilise des instruments hi-tech,
cousine de la Salsa. Le son s'est développé dans les
années 60, notamment grâce à Johnny Ventura, lorsque
le pays ouvrit ses oreilles aux influences nord-américaines
-et à la Salsa qui s'est imposé dans toute la Caraïbe.-
La plus grande modification du son fût d'accroître le rôle
des saxophones. En les doublant en studio ou en rajoutant plus de joueur
sur scène. Cela donne à la musique un rendu plus puissant
que l'ancien style avait caché. L'autre rupture significative
fut de remplacer l'accordéon par des guitares électriques,
des claviers, des synthétiseurs ou occasionnellement de le sampler
(notamment les vieux souvenirs).
Malgré ces changements d'instruments, le rythme du Mérengue
a très peu changé et reste unique, même dans les
versions les plus radicales -comme celles du chanteur-auteur Juan Luis
GUERRA, la star du moment-. Les tambours gardent un tempo rapide, tournant
autour des congas, pendant que les percussions bass produisent leurs
battements monotones à 1-2-3-4- temps.
by Sue Steward
Merci à caraibe-music